Selon le Ministère de la Santé, le Cameroun compte environ 1 920 centres de santé intégrés dans tout le pays, en plus d’hôpitaux et autres structures de prise en charge, ce qui représente un maillage relativement dense à l’échelle nationale, mais encore inégalement réparti selon les régions. Dans le département du Moungo, l’offre sanitaire de proximité repose donc sur une quinzaine de structures essentielles — ce qui demeure important pour un département d’environ 370 000 habitants estimés.
Un personnel engagé
Il est 8h15 au centre de santé intégré de Loum. La salle d’attente est déjà pleine. Des mères avec leurs enfants, des travailleurs venus avant d’aller au champ, des personnes âgées appuyées sur des cannes. Ici, comme dans beaucoup de structures sanitaires du département du Moungo, la journée commence tôt. Et elle est souvent longue.
Malgré les difficultés, les infirmiers et médecins rencontrés évoquent un même mot : responsabilité.
« Nous faisons avec ce que nous avons », confie un agent de santé à Nkongsamba. « Les patients ne peuvent pas attendre que tout soit parfait. »
Les centres de santé intégrés jouent un rôle crucial :
Ils sont le premier maillon du système sanitaire.
Des infrastructures inégales
Dans certaines communes du Moungo, les bâtiments sont anciens :
À Manjo, un patient explique :
« Pour certaines analyses, on nous demande d’aller à Douala. »
La proximité avec Douala est un avantage, mais elle souligne aussi une réalité : les équipements spécialisés restent concentrés dans les grandes villes.
La question des médicaments
Officiellement, les centres sont approvisionnés en médicaments essentiels.
Mais dans la pratique, des ruptures ponctuelles sont signalées.
Résultat : certains patients doivent acheter leurs médicaments en pharmacie privée, ce qui augmente les coûts pour des familles aux revenus modestes.
Santé maternelle et infantile : un enjeu central
La majorité des consultations concernent :
Les campagnes nationales sont relayées localement, mais les distances et le transport restent parfois des obstacles, surtout dans les zones rurales enclavées.
Le défi des urgences
En cas d’urgence grave, la question devient logistique :
Dans certaines localités, les familles doivent parfois organiser elles-mêmes le transport.
Santé et décentralisation
Depuis le processus de décentralisation, certaines compétences sanitaires sont progressivement transférées aux collectivités territoriales.
Mais la question demeure :
les communes disposent-elles réellement des moyens financiers et techniques pour renforcer leurs infrastructures sanitaires ?
Le personnel fait preuve d’engagement.
Les besoins, eux, restent importants.
Une santé de proximité indispensable
Malgré les limites, les centres de santé du Moungo remplissent une mission essentielle : ils évitent l’engorgement des grands hôpitaux et assurent un accès minimal aux soins pour des milliers d’habitants.
Sans eux, le système local serait paralysé.
Répartition des centres de santé dans le département du Moungo
Dans le département du Moungo (région du Littoral), on recense plusieurs structures de santé primaire, notamment des centres de santé intégrés et des dispensaires répartis dans différentes localités :
🩺 Centres de santé identifiés dans le Moungo
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Centre de santé de Nkende
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Centre de santé de Yamikoki
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Centre de santé intégré de Bekoko
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Centre de santé intégré de Yabea
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Centre de santé intégré de Yassem
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Centre de santé intégré de Melong
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Centre de santé intégré de Bomono Gare
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Centre de santé intégré de Nkapa
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Centre de santé Libération de Bwadibo
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Centre de santé Saint Augustin
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Centre de santé intégré (Chantier)
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Centre de santé privé et Centre Médical de Nkapa (PROFAM)
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Centre de santé Père, Mère et Enfant (Loum)
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Centre médical d’arrondissement d’Ebone
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Centre médical du RASS
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Dispensaire Cebec